"Le vent nous portera" et "des armes"

"Le vent nous portera" et "des armes"
Le vent nous portera :


Je n'ai pas peur de la route
Faudra voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien (là)

Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien (va)

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
(et) Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l?atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient ?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
(et) Que chacun refait ses comptes
J?emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera



Des armes :


Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le c½ur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours

Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme

# Posté le dimanche 09 juillet 2006 10:05

Modifié le vendredi 01 septembre 2006 06:40

"L'appartement" et "Des visages des figures"

"L'appartement" et "Des visages des figures"
L'appartement :


Attends-toi, à c'que je me traîne
A tes pieds Laura, j'ai constaté que même
Un silence de toi, pouvait pousser mon rire à mourir

Attends-moi, toi tu es la reine
Des sommets, l'orage sévit dans les plaines
Tu ne m'entends pas, je suis parasité malgré moi

Elle a su, simplement
Enfermer mon c½ur dans son appartement

Avec ou sans toi, j'ai quelques problèmes
Tu t'en fous, Laura, j'suis désolé quand même
Si tu vas par-là, ça me convient aussi dépose-moi

Encore une fois, c'est d'en bas que j'appelle
Elle se penche parfois de son nid d?hirondelle
Daigne me recevoir, ne me donne pas de chaise pour m'asseoir

Elle a su, simplement
Changer les clefs de son c½ur
Et de l'appartement

Attends-toi, à c'que je me traîne
A tes pieds, Laura, en attendant je sais
Que le jour viendra, où je pourrai en mourir de rire



Des visages des figures :


Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Des figurants à effacer
Des faces A, des faces B

Appâts feutrés
Attrait des formes
Déforment, altèrent
Malentendu entre les tours
Et c'est le fou
Qui était pour

Premier abord
Homme à la mer
Hommage amer
Un chat viré
Par dessus bord

Désert, des grands airs
Doute entier, doute entier
Auquel peuvent s'ajouter
Des oiseaux mazoutés

J'ai douté des détails, jamais du don des nues
J'ai douté des détails, jamais du don des nues

Des corps, des esprits me reviennent
Des décors, des scènes, des arènes
Hantez, hantez, faites comme chez vous, restez

Si tout devient opaque
Ma reine, ma reine
J'ai bien aimé ta paire de claques
Et surtout ton dernier baiser

Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Des figurants à effacer
Des faces A, des faces B

J'ai douté des détails, jamais du don des nues
J'ai douté des détails, jamais du don des nues
du don des nues du don des nues
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# Posté le dimanche 09 juillet 2006 10:09

Modifié le vendredi 01 septembre 2006 06:38

"Son style I" et "Son style II"

"Son style I" et "Son style II"
Son style I :


La techno science sous un soleil radieux
Nous permet l'invention de mondes merveilleux
Cent mille raisons de tourner la page
Quand je pense que Suzy est restée à la plage

Ouh, le plaisir est à nous
Ca déborde même, c'est fou
Ca va pas être facile
De trouver son style

T'as bien compris, t'as vu, t'as bien suivi la trace
Comment tu peux tranquille éloigner les menaces
Comment tu peux t'envoyer des princesses de l?espace
Seulement y'a des risques aussi
Faut pas trembler hélas

Ouh, le plaisir est à nous
Y'en a pour tous les goûts
Ca va pas être facile
De trouver son style

J'suis innocent vous dis-je
C'est pas moi c'est ma s½ur
Même s'il y a plus vraiment
De machine à vapeur
Quand on n'y est pour rien, qu'on n'y est pour personne
On peut toujours essayer
L'amour au téléphone

Dans une autre vie
Le lendemain matin
Je suis un phénomène, je suis un magicien
Un tuyau parcouru d'informations majeures
Mais y a pas que des douceurs qui passent à l'intérieur

Jour et nuit, je suis au parfum
J'ai la poule aux ½ufs d'or dans mes draps de satin
C'est qu'au train où ça va
J'fais péter la start-up
Et si ça continue
Je vais gagner la cup

Ouh, le plaisir est à nous
Ca déborde même, c'est fou
Ca va pas être facile
De trouver son style



Son style II :


La mer est immense
Et glacée parfois
Autant s'aligner
Se souvenir de rien
Autant planter l'aiguille
Quand les bottes font du foin
O luxuriance
O Broadway, O Byzance
O miroirs électifs
Lupanar à Sisyphe
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# Posté le dimanche 09 juillet 2006 10:12

Modifié le vendredi 01 septembre 2006 06:37

"À l'envers à l'endroit" et "Lost"

"À l'envers à l'endroit" et "Lost"
À l'envers à l'endroit :


On n'est pas encore revenu du pays des mystères
Il y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a là l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air

On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier à toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule

Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

Il paraît que la blanche colombe a trois cent tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelle
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d?une boîte

Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit



Lost :


Pourras-tu le faire I'M LOST
Pourras-tu le dire I'M LOST
Tu dois tout essayer I'M LOST
Tu dois devenir I'M LOST

Tu dois voir plus loin I'M LOST
Tu dois revenir I'M LOST
Egaré en chemin I'M LOST
Tu verras le pire I'M LOST

Pour trouver le sud I'M LOST
Sans perdre le Nord I'M LOST
Après les certitudes I'M LOST
Au-delà des bords I'M LOST

I'm lost but I'm not stranded yet (bis)

Dans les yeux des femmes I'M LOST
Dans la marie-jeanne I'M LOST
Dans la techno-cité I'M LOST
Pour manipulés I'M LOST

Grand combat de chairs I'M LOST
Colline enflammée I'M LOST
Dans l'ombre ou la lumière I'M LOST
Pôle halluciné I'M LOST

Pour courir ventre à terre I'M LOST
Brouillard et fumée I'M LOST
Consommer consumer I'M LOST
Recracher de l'air I'M LOST

Dans le dérisoire I'M LOST
Dans les accessoires I'M LOST
Dans le feu des possibles I'M LOST
Au c½ur de la cible I'M LOST

Dans la schizophrénia I'M LOST
Dans la paranoïa I'M LOST
Un maniacopéra I'M LOST
Pharmacopérave I'M LOST

I'm lost but I'm not stranded yet (bis)

Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir

Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au-delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem

Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort

Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir

Dans les corridors I'M LOST
Sur les baies vitrées I'M LOST
Des insectes écrasés I'M LOST
Qui cherchaient de l'or I'M LOST

Dans les ministères I'M LOST
Dans les monastères I'M LOST
Dans les avalanches I'M LOST
Au bout de la planche I'M LOST

Des combats d'autorité I'M LOST
Des conflits d'intérêts I'M LOST
Des types ignifugés I'M LOST
Veulent ma fusée I'M LOST

Des désenchanteurs I'M LOST
Un train à quelle heure I'M LOST
Des pirates des corsaires I'M LOST
Sans aucun repaire I'M LOST

Tu dois voir plus loin I'M LOST
Tu dois revenir I'M LOST
Tu dois tout essayer I'M LOST
Tu dois devenir I'M LOST
Tu dois devenir I'M LOST
Tu dois devenir I'M LOST

I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
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# Posté le dimanche 09 juillet 2006 11:32

Modifié le lundi 10 juillet 2006 13:35

"Bouquet de nerfs" et "L'Europe"

"Bouquet de nerfs" et "L'Europe"
Bouquet de nerfs :


Journée de la pleine lune
Au sommet de la dune
A caresser de loin, ton chien

T'oublies or not t'oublies
Les ombres d'opaline
Au rendez-vous suivant, j'attend
Au fond d'une autre limousine
Qui ne vaut pas plus cher
Que ce bouquet de nerfs

A frôler la calanche
Les étendues salines
A perte de vue on s'imagine, en Chine

Trompe la mort et tais-toi

Trois petits tours et puis s'en va
J'opère tes amygdales
Labyrinthiques, que dalle
Ne m'est plus rien égal
Je sais je n'ai offert, que des bouquets de nerfs

Rubis de Sade et jade, déjà je dis non
Diamant, c'est éternel
Des fleurs, des bouts du ciel, immense

La liste des parfums
Capiteux, capitalistes c'est bien
Mais olfacultatif
Liste en boule, au panier
Finalement j'ai offert, quelques bouquets de nerfs

Agendas donnez-moi
De vos dates à damner
Tous les bouddhas du monde
Et la Guadalupe

S'il arrive qu'un anglais
Vienne me visiter
Dans la métempsychose
Je saurai recevoir je peux lui en faire voir de la sérénité
Et même lui laisser un certain goût de fer
Et ce bouquet de nerfs



L'Europe :


Les sangliers sont lâchés.
Je répète :
les sangliers sont lâchés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire, aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière, pomponnée des grands siècles et colosses titubants. Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste, d'un seul, les vieilles pellicules, tes peaux mortes d'hier et tabula rasa? D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension. Il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre.

Sale vieille Europe, celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main arrosait de son sperme les sexes autochtones.

On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.

Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter et nous pouvons reprendre?
Europe des lumières ou alors des ténèbres ; à peine des lucioles dans les théâtres d'ombre. A peine une étincelle dans la nuit qui s'installe et puis se ressaisit, et puis l'aube nouvelle, après les crimes d'enfance, les erreurs de jeunesse on n'arrache plus les ailes des libellules d'or.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est ce que vous voulez que ça foute, de toutes façons il faut bien avancer, pressons l'pas camarade et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez ! Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas se tromper, et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du rationnel alors et jusqu'à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens? Eh princesse de l'Histoire dans sa marche forcée, on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées, on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates?
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe alors. Bruxelles, Schengen, Strasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT. Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit.

Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faîtes de la poésie, soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique et toc anciens Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et puissant, crache du feu gentiment.

Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme il nous aime et nous dit : « Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue »
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule, les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux on ne croit plus en rien, nous montons de toutes pièces ce business et Basta, on chevauche pas Pégase ça c'était pour l'extase et l'extase c'est fini.
Extension, extension, expansion si possible, pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D'abord la thune bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit je crois en cette époque là bénie des globophages.

Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent ne comprennent pas tes bras comment ça marche un corps déjà. Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout on s'embrasse quand même et puis on a raison.

Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné, guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la / performance et voilà des patrons créateurs du Global business dialogue ou Electronic commerce pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre, toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et ce va-et-vient, viens on y va, nous aussi, profiter, pas d'raison, après tout ça ira, on en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout l'monde, on a dit pour tout l'monde, pour tout l'monde
et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le Monde

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules.
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l'ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l'ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Je répète :
quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Deux fois.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Je ne suis pas chauvine
mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.

Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l'horizon.
Deux fois.
Le rimel de l'Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant,
et maintenant, et maintenant.

L'Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L'enfance de l'art est un lever de soleil.
Je répète :
l'enfance de l'art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe
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# Posté le dimanche 09 juillet 2006 11:45